mardi 10 mai 2016

ARTICLE JOURNAL LE PETIT BLEU


Alexandre Geoffroy : un écrivain agenais expatrié en dédicaceAlexandre Geoffroy, un écrivain expatrié en dédicace sur son fief agenais./Photo Jérôme Lacoste.La librairie Martin-Delbert a accueilli l'Agenais Alexandre Geoffroy pour la dédicace de son second roman, «La Rose oubliée», disponible depuis mars aux éditions Ex Aequo.


Alexandre Geoffroy part du postulat suivant : «Qu'est-ce que je ferais si on enlevait mon gamin ?». Son premier opus, «Les Roses volées» retraçait l'histoire d'un homme ordinaire voulant venger le meurtre de sa petite fille, ce dernier ayant connaissance de l'identité du criminel. À l'inverse, dans ce second volet, «La Rose oubliée», l'auteur a voulu «adopter le regard d'une victime qui s'est échappée», voulant à son tour «faire acte de vengeance».

Originaire de la cité du pruneau, il a étudié au lycée De-Baudre puis au lycée hôtelier de Talence. Vivant désormais sur la Côte Basque avec sa femme et ses enfants, à Biarritz, cet ancien restaurateur (qui a notamment tenu entre 2000 et 2006 le restaurant «Chez Angèle» sous les cornières) a pris goût à l'écriture. Féru de polars, l'enfant du pays tire son inspiration de grands auteurs policiers à l'instar de Maxime Chattam. Son ambition est de retranscrire par les mots la souffrance de ces victimes, tout en s'interrogeant sur la façon dont «elles peuvent vivre avec un tel fardeau». Pouvant «se lire indépendamment l'un de l'autre» comme le souligne l'auteur, les deux romans ont pour fil conducteur cette thématique de la «vengeance». Bien que dans la même veine, chacun aborde un point de vue différent, changeant donc l'approche dans la lecture. Quant à sa manière d'écrire, l'auteur la compare à une «pelote de laine». Partant d'un constat, celui-ci en détermine les causes, «le plus dur étant de mettre le puzzle en forme et de donner vie à des personnages». Il faut alors savoir tricoter juste, puisqu'«on n'écrit pas pour soi, mais pour partager une expérience avec les lecteurs». Son style s'inscrit dans une atmosphère noire. «L'ambiance est très sombre, les descriptions sont sanglantes». Parfois, le fait «d'aborder la violence dont ont souffert les victimes, lui donne «des idées noires». A sa décharge, il s'y est de fait littéralement plongé. Ceci, après enquête, au plus grand plaisir des lecteurs.

Le Petit Bleu d'Agen


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