mercredi 29 octobre 2014

Journal Sud-Ouest "Dans la cuisine du roman noir"


Certains Agenais reconnaîtront son visage. Et pour cause. Alexandre Geoffroy a quitté son « pays », une fois sa scolarité terminée, avant d'y revenir pour notamment tenir le restaurant « Chez Angèle », sous les Cornières, au début des années 2000. Aussi a-t-il conservé des liens, de la famille et des amis. Certains seront étonnés, sinon surpris, de le recouvrer avec son nom inscrit sur la couverture d'un bouquin, « Les roses volées ». Un polar. Alexandre Geoffroy écrit depuis qu'il est petit, comme cette bande dessinée et ce récit rédigé tel un abécédaire à la Prévert, le tout jamais sorti de son tiroir. « Le déclic ? C'est quand j'ai eu du temps. Mais je ne l'ai dit à personne. J'écrivais en cachette. Des histoires… j'en ai commencé. Mais pour la première fois, j'ai eu la sensation de tenir quelque chose d'intéressant, et surtout j'ai su que je pourrais aller au bout. Mes inspirations ? Mes lectures, le cinéma, les faits divers », explique Alexandre Geoffroy. « À l'intuiton, à l'état brut » « Les roses volées » raconte l'histoire d'une petite fille assassinée. L'auteur du crime est de suite incarcéré. « On ne peut être que touché par ce fait divers. Comment réagit-on en tant que parents ? J'ai essayé de me mettre dans la peau du père. C'est douloureux d'autant que le meurtrier n'est pas que meurtrier… lequel sort finalement de prison. S'en suit alors une chasse à l'homme désespérée… » Alexandre Geoffroy dit avoir écrit l'ouvrage, véritable thriller, en deux mois. « Je l'ai fait d'instinct. À l'état brut. À l'intuition. Après, j'ai passé du temps à réécrire, à jeter, à refaire… » D'où une écriture serrée, incisive. Jusqu'au jour où il montre l'ouvrage à sa famille, ses proches. Et finalement l'envoie à des éditeurs. Les Éditions Ex Aequo le publient. « Les roses volées » empruntent moult pistes qui passent par Agen, là où il est né donc, à Biarritz, là où il vit actuellement, mais aussi par Toulouse, New York… Et la cuisine dans tout cela ? Car Alexandre, 37 ans, est issu d'une famille de restaurateurs agenais. Il est diplômé de l'école hôtelière de Bordeaux. « C'est en stand-by. » Il a tenu et travaillé dans plusieurs établissements de la région. Car il s'est piqué pour l'écriture et son 2e roman est plus qu'avancé. Ses bons conseillers lui rediront de passer du temps à peaufiner son nouveau texte. Comme souligne l'un de ses amis dont on taira le nom : « Pas de doute, Alexandre a quelque chose. Mais, il doit bosser, bosser, bosser. »

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