dimanche 19 octobre 2014

Ma tête dans le Journal

Parfum de vengeance sous les Cornières

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Livres/CD/DVD - Agen (47) - Livre

Alexandre Geoffroy devant son ancien chez lui, sous les Cornières. L'endroit où son premier roman débute./Photo Morad Cherchari
Alexandre Geoffroy devant son ancien chez lui, sous les Cornières. L'endroit où son premier roman débute./Photo Morad Cherchari
L'Agenais Alexandre Geoffroy sort son premier roman, «Les Roses volées», un polar sombre sur fond de vengeance, qui part d'Agen, plus précisément sous les Cornières.
Combien de parents se sont déjà demandés en tombant sur les faits divers les plus sordides : «Et si ça arrivait à mon enfant, de quoi serais-je capable ?». Un désir de vengeance destructrice qui en appelle aux instincts les plus enfouis. C'est autour de ce thème qu'Alexandre Geoffroy s'est lancé dans la rédaction de son premier roman, «Les Roses volées». L'histoire d'un homme dont la petite fille est retrouvée morte et qui connaît l'assassin. Quand ce dernier est relâché pour un vice de procédure, le père, torturé, part à la recherche du meurtrier et découvre, au fur et à mesure qu'il avance tête baissée, qu'il a affaire à un plus gros poisson qu'il ne le pensait.
S'il s'inspire des grands auteurs policiers comme Maxime Chattam, Alexandre Geoffroy s'est lancé dans son aventure avec ses armes. «Je ne peux pas faire ce qu'ils font», avoue-t-il modestement, en souriant, avant de détailler son style plus direct.

L'enfer débute dans le centre d'Agen

«Le livre est écrit au présent et à la première personne. Cela permet une plus grande immersion, de l'action. C'est instantané, le moindre rebondissement est plus saignant, on le prend en pleine figure.» Une histoire qui peut rappeler celle du film «Contre-enquête» avec Jean Dujardin. Mais l'auteur cinéphile prévient : «Dans le film, le protagoniste est un policier. Là, c'est un homme lambda, ce n'est pas un héros.»
Et comme point de départ de ce polar noir, le pays du Pruneau. Alexandre Geoffroy, Agenais pur jus qui vit désormais avec femme et enfant à Biarritz, a tenu le restaurant Chez Angèle de 2000 à 2006. Et comme un symbole, son histoire de vengeance torturée prend justement sa source dans l'établissement sous les Cornières. Une course à la justice personnelle qui conduira le protagoniste à Biarritz et au Pays basque. S'il s'inspire des lieux qu'il a connus, Alexandre Geoffroy a, en revanche, écrit son polar dans la discrétion la plus complète. «Un jour, j'ai imprimé les 160 pages et les ai posées sur la table de la cuisine. Ma femme m'a demandé ce que c'était», se souvient-il. «Mes proches ont été surpris mais je ne voulais pas d'influence.» «Les Roses volées» et ses 160 pages seront disponibles dès cette semaine chez Martin-Delbert. Un roman court mais intense qui file comme le scénario d'un film. Après avoir tapé à la porte de six éditeurs, c'est finalement la maison «Ex Aequo» qui a misé sur lui. Une grande satisfaction mais qui ne représente pas pour l'auteur un «changement de vie».
Le restaurateur a toutefois pris goût à l'écriture. Son deuxième roman, la suite du premier, est bientôt terminé. D'ici là, le public va pouvoir se laisser happer dans la descente aux enfers de cet antihéros. Si la vengeance est un plat qui se mange froid, «Les Roses volées» est un roman qui se déguste vite.
> «Les Roses Volée», d'Alexandre Geoffroy, aux éditions Ex Aequo.
Blog : alexandregeoffroy.blogspot.fr

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